Conférence publique

Droits humains

Faire de la mobilisation générale, de l’accès à la justice et de la sécurité une réalité au Niger

La salle de conférence de la Mutuelle des gardes et de la Police nationale a servi de cadre, le 25 mars 2026, à une conférence publique organisée par le Cadre de Concertation (CDC) de la chaîne pénale du Tribunal de Grande Instance hors classe de Niamey, avec l’appui financier des Pays-Bas, du Royaume-Uni et de l’IDLO, autour du thème : « La contribution des acteurs de la chaîne pénale à l’élan de la mobilisation générale et à la consolidation de la paix », au profit des populations de Niamey.

Cette conférence, qui s’inscrit dans le cadre du programme d’appui intégré aux justices pénales du Mali, du Burkina Faso et du Niger, a pour objectif de sensibiliser la population à la mobilisation générale, avec un accent sur le renforcement de la chaîne pénale et l’accès à la justice.

Au cours de la cérémonie d’ouverture de cette activité, le représentant pays de l’IDLO, M. Alhousseinou Moctar, dans son discours, a souligné que : « cet appui cadre parfaitement avec la vision de la politique nationale justice et droits humains à l’horizon 2035, qui est celle d’une justice crédible, équitable et accessible à tous, dont les principes directeurs sont la reconnaissance et le respect des droits humains, la consolidation de l’État de droit, ainsi que l’indépendance et l’accessibilité de la justice ».

Il a poursuivi en déclarant : « Cette activité, destinée au public, constitue une occasion pour les participants de poser des questions, mais aussi d’apporter des contributions relatives au fonctionnement de la chaîne pénale, en lien avec les thématiques qui seront discutées ». Il a ensuite ajouté : « Je demeure convaincu que cette conférence aura un impact considérable sur l’amélioration du niveau de connaissance du droit pénal des citoyens. »

Ensuite s’en est suivie l’intervention du Procureur de la République près le Tribunal de Grande Instance hors classe de Niamey, M. Ousmane Beydo. Il a tout d’abord souligné que « l’heure n’est plus aux discours, car la situation que traverse actuellement le Niger est particulière et marque un tournant décisif de son histoire. Le Niger est menacé et nous devons réagir pour consolider la paix. Pour atteindre cet idéal, nous devons nous mobiliser afin de construire la paix à travers nos comportements et les actions que nous posons ».

Il a poursuivi en affirmant que « nous devons changer de mentalité et adopter un comportement plus responsable, car la question de la paix n’est plus seulement l’affaire des forces de défense et de sécurité (FDS), mais de l’ensemble des Nigériens. Tous les acteurs présents doivent apporter leur contribution à la mobilisation générale, notamment ceux de la chaîne pénale, puisqu’il ne peut y avoir de paix durable sans justice ».

Cette conférence s’est déroulée en présence des responsables des institutions étatiques, des forces de défense et de sécurité, des acteurs de la société civile engagés dans la défense des droits humains, des organisations féminines, des responsables des organisations socioprofessionnelles, des médias et des syndicats, ainsi que des étudiants de l’Université Abdou Moumouni de Niamey et de plusieurs instituts, entre autres.

La conférence a été animée par quatre éminents conférenciers, tous acteurs de la chaîne pénale, qui ont tenu en haleine l’assistance autour de sous-thèmes d’actualité en lien avec la situation actuelle et les défis auxquels ils font face. Il s’agit notamment de la mobilisation générale, de la lutte contre le terrorisme, de la criminalité transnationale organisée et de la police de proximité.

Plusieurs recommandations ont été formulées par les participants au cours des échanges, notamment l’organisation de cette conférence à la place A de l’Université de Niamey, ainsi que dans différents quartiers de la ville. Dans ce cadre, ils ont suggéré d’animer les activités dans les langues nationales afin de toucher un maximum de population, de faciliter la compréhension des notions de mobilisation générale et de leurs implications, de renforcer les capacités des citoyens en matière de justice et de sécurité, et d’encourager l’adoption de comportements plus responsables.

Notons que c’est sur une note de satisfaction générale que les travaux de la conférence ont pris fin.

Pour rappel, c’est la deuxième fois que le Cadre de Concertation organise une conférence d’une telle envergure, visant à renforcer les capacités des populations en matière de justice et de sécurité pour tous.

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