Le rôle du département des femmes au sein de la CSI-Niger

Autonomisation de la femme

Bilan de trois ans de lutte syndicale féminine

Le Magazine électronique de la Femme Nigérienne s’intéresse aujourd’hui au rôle du département des femmes au sein de la Confédération Syndicale Indépendante du Niger (CSI-NIGER) et au bilan de la lutte des femmes, trois ans après sa création.

Pour en parler, nous recevons Madame Halimatou Mamoudou Koné, Secrétaire chargée des questions de genre au Bureau Confédéral National, et Présidente du Réseau des Femmes Travailleuses de la Confédération Syndicale Indépendante (RECOFESI) / CSI-NIGER – La Force Syndicale.

Balkissa Hamidou :

Quel est le rôle du département des femmes au sein d’une centrale syndicale ?

Halimatou Mamoudou Koné :

Le département des femmes joue un rôle stratégique dans la promotion de l’égalité et la défense des droits des travailleuses. C’est dans cette optique que la Confédération Syndicale Indépendante (CSI-NIGER – La Force Syndicale) a prévu, dans ses textes, la mise en place du Réseau des Femmes Travailleuses (RECOFESI).

Les missions du RECOFESI s’articulent autour de quatre axes majeurs :

  1. La défense des droits des femmes travailleuses
    Nous luttons contre les discriminations dont les femmes sont victimes lors du recrutement, de la promotion et en matière salariale. Nous menons des plaidoyers pour l’égalité salariale et l’égalité de traitement. Nous veillons également à la protection des droits liés à la maternité et à la conciliation entre vie professionnelle et vie familiale.
  2. Le renforcement de la participation des femmes dans le syndicat
    Nous encourageons l’adhésion des femmes aux organisations syndicales et œuvrons pour leur accès aux postes de responsabilité et de leadership syndical. La formation syndicale et le développement du leadership féminin occupent une place centrale dans nos actions.
  3. La sensibilisation et la formation
    Nous organisons des ateliers, séminaires et campagnes de sensibilisation sur les droits des femmes au travail, la lutte contre le harcèlement moral et sexuel en milieu professionnel, et l’intégration de la dimension genre dans les revendications syndicales.
  4. Le plaidoyer et les partenariats
    Nous collaborons avec les organisations de la société civile ainsi qu’avec les institutions nationales et internationales. Nous contribuons également à l’élaboration de politiques publiques axées sur l’égalité de genre.

Balkissa Hamidou :

Quel bilan peut-on tirer du RECOFESI, trois ans après sa création ?

Halimatou Mamoudou Koné :

Après trois années d’existence, le bilan du RECOFESI est globalement positif, malgré des défis persistants.

Les points positifs

Parmi les avancées significatives, on note l’adhésion massive des femmes aux structures syndicales, la prise en compte accrue de la dimension genre dans les revendications et les négociations collectives, ainsi que le renforcement des capacités des femmes syndicalistes.

Les limites et défis

Cependant, des défis demeurent, notamment la sous-représentation persistante des femmes dans les instances décisionnelles, l’insuffisance des moyens financiers et institutionnels, ainsi que les difficultés à traduire certaines revendications en actions concrètes sur le terrain.

Conclusion

En somme, le département des femmes au sein de la CSI-NIGER – La Force Syndicale, à travers le RECOFESI, constitue un levier essentiel de transformation sociale et syndicale. Son action a permis des progrès réels, mais son efficacité dépend du soutien des syndicats affiliés, de la mobilisation de ressources adéquates et d’une volonté politique forte visant à faire de l’égalité de genre une priorité transversale.

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