« Revivre nos racines » – Haoua Boukar raconte la magie de la RECI
À l’occasion de la première Rencontre Culturelle Internationale (RECI), tenue à Niamey, les peuples Songhay-Zarma-Dendi se sont retrouvés autour de leurs valeurs ancestrales. Haoua Boukar, participante enthousiaste, nous livre ses impressions.
« C’est une rencontre inédite au Niger. Nous l’attendions depuis si longtemps… »
Le ton est donné. Haoua Boukar ne cache pas son émotion. Pendant quatre jours, elle a vu la culture Songhay-Zarma-Dendi briller de mille feux. « L’engouement était incroyable ! La salle de conférence Mahatma Gandhi ne pouvait même pas contenir tous les participants », raconte-t-elle avec un sourire radieux.
Consolider les liens d’une même famille
Pour elle, l’événement dépasse le simple cadre culturel :
« Nous partageons les mêmes origines. Cette rencontre a renforcé notre cohésion. »
Discussions sur la paix, la sécurité, la cohésion sociale… Les échanges ont permis de mieux se connaître et de raviver un sentiment d’unité, parfois oublié.
Les femmes au cœur des traditions
Les présentations ont aussi mis l’accent sur un rôle central : celui des femmes dans l’éducation et la transmission culturelle.
« Nous devons revoir l’éducation des enfants pour éviter les dérives. Les valeurs, ça commence à la maison. »
Tresses, bijoux, pagnes traditionnels… Haoua insiste sur l’importance de préserver ces repères identitaires.
Un symbole de renaissance : le pagne « Téra-téra »
Moment fort de la rencontre : la présentation d’un pagne spécialement conçu pour l’événement.
« Ça faisait longtemps que je n’avais pas porté le ‘Téra-téra’. Aujourd’hui, je revis un héritage que nous ont légué nos ancêtres. »
Pour Haoua, si la paix et la coexistence régnaient autrefois, c’est parce que l’identité culturelle était vivante, promue et valorisée.
Un appel pour l’avenir
La voix teintée d’espoir, elle conclut :
« Merci aux organisateurs. Nous voulons d’autres rencontres, pour que notre culture soit encore plus connue et respectée. »









